On est foutu, on pense trop !

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Dans son livre « on est foutu, on pense trop », Serge Marquis nous décrit le mécanisme de pensée qui tourne en boucle dans notre tête, en le comparant à un petit hamster qui tourne dans sa roue. Les pensées qu’il produit, il les appelle les « pensouillures », et le hamster se nomme donc « pensouillard ».

Les pensouillures, ce sont des petites pensées négatives, qui ne servent pas à grand chose, qui sont généralement souvent les mêmes, et qui à la longue, finissent par déclencher des émotions négatives (tristesse, peur, colère…) et par nous faire souffrir.

« Oh c’est chiant il pleut… Pourquoi mon téléphone ne capte jamais ? … Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? … La caissière, elle compte s’activer un jour ? … J’ai vraiment pas de chance dans la vie… Tout le monde s’en fout de moi… De tout façon, je n’y arriverai pas… J’en ai marre de sortir les poubelles… Je déteste la décoration de ma chambre… Il fait exprès pour m’énerver ou quoi ? »

Etc, etc, etc

Pensouillard représente notre égo, cette partie de notre psyché qui ramène tout à soi. Vous remarquerez que lorsqu’on se met à penser négatif, les phrases commencent souvent par « je », « moi », « mon, ma, mes ». Pensouillard, c’est le roi de son propre nombril. Il a besoin d’attention, il a besoin d’être la star, il a besoin qu’on le félicite, il a besoin qu’on l’applaudisse. Il râle, il se plaint, il prend tout personnellement, il fait des caprices s’il n’a pas ce qu’il veut, il est exigent, il se compare aux autres, il pense qu’il est mieux ou qu’il est moins bien, il juge, il critique les faits et gestes de ses proches, et il peut se croire incroyablement bon, gentil, doué…

« Je vais sauver la planèteJe suis doué… Je veux devenir célèbre… Je suis sûr que… Je ne comprends pas pourquoi il a le poste, il est nul… On ne me dit même pas bonjour… Je ne mérite pas ça… Je veux plus de câlins, pourquoi est-ce qu’il/elle ne me donne pas plus d’attention ? … Il/elle me fait la tête ou quoi ? … Qu’est-ce que j’ai encore fait ? … Pourquoi c’est à moi de mettre la table ? … Je veux, j’aimerais, j’exige, je désire… Oh non, ma voiture est encore en panneJ’ai raison… Mon frère est bordélique… Ma mère est chiante…»

Etc, etc, etc

Pour sortir de ce cercle vicieux, une solution : la décroissance personnelle.

Serge Marquis reprend les théories du bouddhisme et de certains psychologues qui ont découvert que l’égo et la conscience sont deux choses bien séparées. 

Il distingue deux activités mentales : l’activité mental / ego et l’activité mental / conscience.

Pour vous aider à comprendre, imaginez que notre esprit c’est un jardin verdoyant, et notre égo c’est le petit hamster qui court dans sa roue dans le jardin. On ne peut pas dire que le hamster est le jardin, comme on ne peut pas dire que l’égo représente la totalité de notre esprit. Le hamster fait partie du jardin, comme l’égo fait partie de notre esprit.

La décroissance personnelle c’est donc le moment où on va diviser en deux nos pensées ; d’un côté pensouillard va continuer à s’agiter régulièrement comme il en a l’habitude et à tourner dans sa roue à en perdre haleine, mais de l’autre côté, notre conscience va noter cette agitation, va l’observer et prendre des notes.

Le but, c’est de faire sortir pensouillard de sa roue le plus souvent possible. L’intérêt est donc de lui faire stopper sa course folle pour le ramener dans le moment présent et profiter de l’instant. C’est ce qu’on appelle « le lâcher prise ». Mais vous allez voir, il est coriace. Ne croyez pas que vous allez y arriver du premier coup, ça va vous demander un peu d’entraînement.

Exercice

Chaque fois que vous sentez vos pensées frétiller, imaginez que votre hamster vient de monter dans sa roue. Au moment où vous l’imaginez, il va s’arrêter net, comme pris en flag de pensouillures, avec la même expression qu’un enfant qui vient de faire une grosse bêtise. Du coup, vos pensées positives et zen vont se remettre à couler et vous pourrez apprécier l’instant.

Ne vous étonnez pas, si deux minutes après, il remonte dans sa roue et recommence son manège infernal (il est infatigable, comme les goss).

Après l’avoir imaginé en flagrant délit, concentrez-vous sur votre respiration. Essayez de garder votre attention sur votre souffle le plus longtemps possible et vous verrez, pensouillard sera couché dans sa cage, bien sage. Vous pouvez aussi vous concentrer sur une image, un son, une sensation qui se passe dans le présent.

Cet exercice est à faire de nombreuses fois dans la journée, et ce, jusqu’à ce que le hamster qui occupait tout votre espace mental, diminue, décroisse et ne devienne qu’un petit compagnon rigolo et inoffensif.

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Toutefois, je vous recommande vivement de lire ce livre court, efficace, etbourré d’exemples clairs. Si vous souhaitez l’acheter sur Amazon, cliquez plus bas :-)

Juliette Vinay

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