Mes parents me comparent à mes frères et soeurs

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Avoir un frère ou une soeur, c’est sympa mais c’est pas de la tarte tous les jours, surtout quand les parents s’en mêlent et rajoutent leur grain de sel au lieu d’arranger les choses. Pensant bien faire, ils font toutefois des erreurs sans savoir l’impact que ça a sur les enfants, faire des comparaisons entre les frères et soeurs en fait partie.

ON AIDE PAS QUELQU UN EN LE METTANT FACE A SES DEFAUTS

« Ton frère travaille mieux à l’école que toi, prends exemple sur lui. » « Tu es chiante alors que ta soeur c’est un ange. » Les parents raffolent de ce type de phrases, ils pensent peut-être que c’est une bonne méthode pour motiver leurs enfants mais c’est tout le contraire. On n’aide pas quelqu’un en le mettant face à ses défauts, encore moins en le comparant à quelqu’un de meilleur que lui. En plus, plus on dit à quelqu’un qu’il est nul, plus il le sera, surtout les enfants car ils sont en train de construire l’image qu’ils ont d’eux-même, en fonction de ce que disent les parents.

LES COMPARAISONS CREENT DES NEVROSES

La seule chose que ça va faire c’est de créer un complexe d’infériorité chez le plus nul, et un complexe d’infériorité chez le meilleur. L’un et l’autre grandiront avec l’impression d’être mieux ou moins bien que les autres, ils prendront donc l’habitude de se comparer, ils se sentiront constamment en compétition et passeront leur vie à courir après les compliments et les encouragements. Ces attitudes sont des symptômes d’une névrose. 

LA CULPABILITE EST UN FREIN AU BONHEUR

Celui qui sera mis en avant ou pris pour modèle risque également de développer un sentiment de culpabilité vis-à-vis de ses frères et soeurs moins doués que lui. Cette culpabilité peut même le pousser inconsciemment à échouer dans la vie, à s’interdire de se féliciter ou d’être fier de soi, à passer plus de temps à aider les autres qu’à s’aider soi-même et au final, à être déçu et malheureux.

LA BLESSURE D INJUSTICE, SOURCE DE LA VIOLENCE

Les comparaisons, ça blesse les enfants, on appelle ça « la blessure d’injustice ». De cette blessure va découler des tensions et des disputes entre les frères et soeurs, de la jalousie, de la rancune, de la violence, voire de la haine.

LE COMPLEXE NARCISSIQUE = MANQUE DE CONFIANCE

Et pour finir, ça modifie la psychologie de l’enfant qui grandira avec un complexe narcissique, un manque de confiance en soi et un tempérament de perfectionniste. Les symptômes sont : difficultés à s’apprécier, à s’accepter, hésitations, doutes, incertitude, auto-dévalorisation, auto-critique, incapacité à reconnaître ses défauts et qualités, tendance à se refermer sur soi ou au contraire à régler les conflits par la violence, etc.

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EN CONCLUSION

Si vous êtes parent, les dernières recherches en psychologie montrent qu’il est préférable de mettre en valeur l’enfant et de le pousser à cultiver son individualité et sa différence, cette méthode obtient de bien meilleurs résultats que les critiques, les reproches et les comparaisons. Si vous êtes l’enfant, vous avez aussi un pouvoir de faire changer les choses, discutez calmement avec vos parents, expliquez-leur ce que vous ressentez et je vous conseille de lire l’article sur les 8 points de la communication pour dire les choses intelligemment.

Juliette Vinay

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