La dépression – la détecter – en venir à bout

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La dépression, du latin depressio qui signifie « enfoncement », touche près de 5 millions de personnes, soit 7,5% de la population, frappant à n’importe quel moment et plongeant la personne dans une sombre spirale. 70% des personnes qui mettent fin à leurs jours sont atteints de dépression. Malheureusement, c’est une maladie qui n’est pas toujours diagnostiquée et soignée. Elle touche essentiellement les adolescents, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies graves et les personnes âgées.

Symptômes

  • La négativité. Les personnes qui se plaignent et qui râlent toute la journée sont souvent touchées par la dépression, tout dépend des évènements et des situations auxquels ils sont soumis. La négativité est due à l’amygdale, dans le cerveau, qui est suractivée. L’amygdale gère les émotions comme la peur et l’agressivité, du coup les dépressifs deviennent hypersensibles, angoissés et nerveux.

  • Le stress. L’hippocampe, la zone cérébrale qui régule le stress et l’apprentissage s’atrophie, du coup, la personne a du mal à apprendre de nouveaux comportements, à gérer son stress et à mémoriser de nouvelles informations.
  • Les débordements émotionnels sont dus au cortex cingulaire antérieur qui n’assure plus son rôle et ne régule plus les émotions, du coup, elles partent dans tous les sens et créent une véritable souffrance morale.
  • Le manque de motivation. Les dépressifs ne sont pas flemmards, rien ne sert de les engueuler, leur cortex préfontal, siège des décisions et de l’action, fonctionne au ralenti et diminue de volume. Ce qui explique pourquoi ces personnes ont tant de mal à positiver, à prendre des décisions, à ressentir des émotions positives et à prendre du plaisir dans leur vie.
  • Ces symptômes entraînent aussi un dérèglement de l’appétit, une prise ou une perte de poids, des insomnies, une agitation nerveuse, un sentiment de culpabilité constant, une auto-dévalorisation, un trouble de la concentration, une fatigue latente et des idées suicidaires dans les cas les plus graves.
  • Le déni fait aussi partie des symptômes et s’avère être le plus grand frein à la guérison car une personne qui ne veut pas reconnaître qu’elle est dépressive ne peut malheureusement pas être soignée.Depression

Comment la détecter ?

Pour faire la différence entre un simple changement d’humeur et la dépression, il faut vérifier si la personne présente au moins 5 de ces 10 symptômes tous les jours pendant une période de deux semaines : tristesse, perte d’intérêt, dévalorisation, idées de mort, ralentissement psychomoteur, fatigue, perte d’appétit, troubles du sommeil, difficultés à se concentrer et être attentif, agressivité Au-delà de huit symptômes, on parle d’épisode dépressif majeur (EDM).

Attention à ne pas confondre avec la crise d’adolescence et la légère déprime, une dépression a des conséquences sur la scolarité, l’entourage et la famille de l’adolescent.triste

Causes

Les causes sont diverses et les chercheurs admettent qu’il y a non pas une, mais plusieurs types de dépressions aux causes diverses.

  • La dépression peut provenir d’un blocage émotionnel, si on a interdit à l’enfant de pleurer, de se mettre en colère ou d’avoir peur, si on n’a pas permis à ses émotions de s’exprimer librement, elles peuvent s’accumuler et déclencher une maladie qui leur permet de s’évacuer.
  • Les chercheurs ont récemment prouvé qu’il y avait des causes physiques qui serait dues à une infection du cerveau, les zones endommagées sont celles citées ci-dessus et entraînent des dysfonctionnements émotionnels et comportementaux.
  • Un choc émotionnel, un départ, un accident, la perte d’un proche, une séparation, une maladie, un changement de vie ou un échec peuvent déclencher en effet la dépression.
  • Les carences affectives dans l’enfance, le manque de présence, de soutien, d’écoute, de paroles valorisantes, et de preuves d’amour, la violence physique ou verbale, et les abus sexuels sont une des causes principales de la dépression.
  • Il se trouve que la génétique et le transgénérationnel jouent également un grand rôle dans le développement de cette maladie, si les parents ou les grand-parents étaient dépressifs, les enfants ont de grandes chances de le devenir également. Les gênes sont à 40% responsables de la vulnérabilité à la dépression, notamment le gène TPH2, porté par le chromosome 17, en lien avec les humeurs.
  • Les bactéries intestinales sont également en cause, les scientifiques ont démontré que certaines bactéries qui se logent dans nos intestins sont responsables des troubles mentaux car elles envoient des messages au cerveau.
  • Une mauvaise hygiène de vie, alimentation, tabac, alcool et sommeil, participerait aussi à la dépression.3087370595_1_3_lUZllmQ7

Traitement

  • Les anti-dépresseurs et les anxiolytiques ne soignent pas le terrain dépressif, ils ne font qu’étouffer les symptômes pendant quelques temps et la plupart créent une dépendance. De plus, il est clairement déconseillé de les donner aux jeunes et aux adolescents, mais également de les prendre sans suivi psychologique. Aujourd’hui, beaucoup de psychiatres signent des ordonnances sans prendre la peine de suivre régulièrement le patient.

  • Le smartphone et bon nombre d’applications antistress, antidépression ou anti-anxiété. Ils ne remplacent pas la psychothérapie mais s’avèrent être une aide en plus d’un suivi.
  • Une bonne hygiène de vie est obligatoire pour se sortir d’une dépression, ou pour l’éviter. Privilégier les aliments riches en acides gras essentiels, en vitamines, en zinc et en fer, et faire minimum trois séances de 60 min de sport par semaine.
  • La relaxation, la méditation et la luminothérapie ont fait leurs preuves, les scientifiques sont formels, ces méthodes agissent sur le stress et permettent de guérir et d’empêcher les rechutes.
  • La psychanalyse, l’hypnose et la psychologie cognitive et comportementale s’avèrent également très efficaces.
  • Les jeux vidéos spécifiques et adaptés font leur entrée dans la cour des traitements. Dans ces jeux, la personne se met en scène elle-même, face à des situations de vie et apprend à les gérer différemment. En faisant cela, elle crée des nouveaux circuits neuronaux qui lui permettront de se comporter autrement.
  • Cultiver la positive attitude, renforcer son manque de confiance en soi, comprendre le fonctionnement de sa psyché, apprendre à communiquer et à gérer ses émotions, tous ces petits exercices pratiques et ces informations peuvent renforcer le travail thérapeutique. Retrouvez les outils et les méthodes dans la rubrique outils sur psycho2rue, ainsi que les informations dans psycho.Happy faces

Propos recueillis dans Sciences et avenir, mars 2015.

Juliette Vinay

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